JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES.
Prise de conscience et élimination des violences faites aux femmes.
Les violences à l’égard des femmes et des filles sont considérées pendant longtemps comme des faits tabous. Ce silence s’expliquait par de diverses raisons : religieuses, cultuelles, culturelles, communautaires, familiales… Il pourrait s’expliquer aussi par le manque de protection judiciaire et de prise en charge des victimes. Le sujet n’étant pas pris en compte dans les grands débats, ce phénomène a pris des dimensions pernicieuses dans le monde entier.
Cependant, avec la volonté et l’engagement des organisations internationales, des Associations et des ONG qui œuvrent pour la protection des droits des femmes, les violences à l’égard des femmes et des filles sont dénoncées et condamnées. L’ONG Citoyennes pour la promotion et défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM) distingue cinq formes de violences : le mariage forcé, le viol, l’excision, la pédocriminalité et le féminicide.
Cette initiative de mettre à nu les cas de féminicides est encouragée et soutenue par les organisations internationales, des Associations et des ONG qui se veulent porte-paroles des victimes. C’est dans cette optique que l’ONG Prévoyance, cadre d’expression des actions sociales, entend apporter sa contribution dans ce processus de l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles à travers cet article.
Depuis le début des années 2000, le combat contre ce fléau devient de plus en plus la priorité des Nations, des ONG, des organisations internationales à l’image de l’OMS, l’ONU et des organisations de défense des droits de l’homme et des droits de la femme en particulier. Il faut rappeler que cette journée est instaurée depuis 25 novembre 1999 en mémoire des sœurs Miribal, emprisonnées et torturées suite à leur engagement contre la dictature en République Dominicaine.
Cette lutte qui a pris unanimement une dimension internationale, encourage de plus en plus les victimes à rompre avec le silence. C’est le cas de l’Espagne qui a mis tout en œuvre pour la lutte contre les féminicides et créé les cadres nécessaires pour la protection des victimes. La Côte d’Ivoire a également engagé des efforts à travers la mise en place du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant avec le soutien des ONG et Associations de défense des droits des femmes. C’est ainsi que l’ONG CPDEFM (mentionnée plus haut) a pu enregistrer 416 cas de féminicides à Abidjan sur la période 2019-2020.
Les statistiques sont en hausse parce que les victimes sont écoutées et protégées. Ce constat est soutenu par cette annonce du Tribunal de Saint-Pierre (Tribunal judiciaire français qui siège à Saint-Pierre de la Réunion) « en 2020 74 hommes violents avaient été déférés au tribunal après une garde à vue. Ce chiffre est monté à 174 en 2021, avant d’exploser en 2022 avec 330 présentations devant le Parquet ».
Les chiffres sont également alarmants en Afrique du Sud. Selon les enquêtes de l’ONU chaque heure, en moyenne 3 femmes sont tuées en Afrique du Sud et 3.000 femmes assassinées par an.
Saluant cette initiative d’éliminer les violences à l’égard des femmes, l’ONG Prévoyance s’engage aux cotés de l’Etat de Côte d’Ivoire, des Associations et ONG pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles. Elle invite et encourage les victimes et les témoins à toujours dénoncé les cas de violences auprès des structures mises en place pour la protection des victimes.
AMANI K. SYLVERE
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